mercredi 21 janvier 2009
Monoprix gagne le pari de la proximité.
Par Jerome MARTY, mercredi 21 janvier 2009 à 16:42 :: Revue de presse
Pour affronter la concurrence des hypermarchés installés en périphérie des agglomérations des hypermarchés installés en périphérie des agglomérations, Monoprix à choisi de reconquérir la clientèle des centres-villes en surfant sur les tendances bio ou équitable, en adaptant ses horaires d’ouvertures et en minimisant sur les services.
Ancien magasin populaire qui avait fait du prix – petit et unique – son arme de bataille, Monoprix s’est refait une santé en prenant le contre-pied… la guerre des prix. Vielle dame du négoce, l’enseigne s’est retrouvée concurrencée et « ringardisée » par les hypers dans les années 1980-1990, la consommation de masse s’étant déplacée à la périphérie des villes. Pour se différencier, Philippe Houzé, PDG du groupe, a choisi de relever le défi du centre-ville et de la montée en gamme, contre l’avis de tous les experts. Objectif : faciliter la vie en ville, être leader du commerce de proximité. Devenu, avec le rachat de Prisunic, la première chaine de grandes surfaces commerciales en centre-ville, Monoprix à gagné son pari.
Des emplacements de choix.
Flambée des prix des carburants, soucis de préserver la planète, désir de consacrer moins de temps à faire ses courses… On assiste à un retour de flamme pour les magasins situé prés de chez soi. Voire un retournement de tendance car, depuis quelques mois, les questions se posent sur l’avenir des hypers. On s’interroge même sur leur rentabilité qui, au-delà d’une certaine surface, devient moins intéressante. Carrefour ne réfléchit-il pas à la nécessité de créer des magasins de centre-ville sous l’enseigne Carrefour City ? Mais Monoprix a une longueur d’avance grâce à un patrimoine immobilier important : « on est dans la bonne rue dans la bonne ville », se félicite son directeur général exécutif Bernardo Sanchez Incera.
La qualité au « juste » prix
A contre-courant, Monoprix a aussi réussi à s’imposer en se détournant de la politique du « prix bas » pour privilégier le « juste prix ». Offrir « le beau au meilleur prix », mettre « la qualité à la portée de tous » a toujours été son crédo. Reçu cinq sur cinq par sa nouvelle clientèle cible, à savoir les urbains aux revenus plus élevés. Faire ses courses chez monoprix coûte plus cher, mais le rapport qualité/prix constitue un argument de poids qui a su résister même en période de forte inflation.
A la pointe de la tendance.
Monoprix colle aux besoins de sa clientèle urbaine : ouvertures tardives, livraison à domicile… Et s’adresse même aux « bobos » en proposant sous sa marque propre des produits verts, bio ou équitables, en pratiquant le développement « durable »… Et depuis l’origine, la chaine mise sur les services. Autant de tendances devenues à la mode. Monoprix vend un style de vie, des valeurs : proximité, innovation et accessibilité. Elle le fait savoir à travers les derniers slogans au ton décalé de sa campagne de publicité qui débute aujourd’hui. « Ouverture tard le soir. Achetez des légumes frais même quand vous ne l’êtes plus ! » Une stratégie qui va maintenant se frotter à la crise.
Monop’, le petit dernier de la famille
Un condensé de Monoprix. Un magasin « d’hyperproximité » qui offre, sur moins de 300m², l’essentiel des produits dont une clientèle urbaine a besoin : de quoi remplir le frigo et les fonds de placard. Ouvert six jours sur sept, de 9heures à 24heures, ils proposent essentiellement de l’alimentaire qui représente 90% du chiffre d’affaires. Trente magasins de ce type ont été implantés depuis l’ouverture du premier, en 2005. Le dernier en date a ouvert ses portes dans la station de métro Chatelet (une première) où transitent 400 000 voyageurs par jour.

« Une bonne rentabilité »
« C’est un concept que nous avons déjà décliné à Toulouse (Haute-Garonne) et a Lyon (Rhône). Deux sites sont prévus à Cannes et à Nice (Alpes-Maritimes) », explique Jean-Pierre Guillaumont, directeur Monop’, qui vise une quinzaine d’ouvertures par an malgré la crise. Pour l’instant Monop’ « affiche une bonne rentabilité » par rapport a ce qui ce pratique dans le commerce de proximité. A ses cotés grandisse aussi les deux petits derniers du groupe : Beautymonop’ et Dailymonop’ (petite restauration rapide et rayon ultrafrais).
Joëlle FRASNETTI
LE PARISIEN ECONOMIQUE - 19 janvier 2009
Ancien magasin populaire qui avait fait du prix – petit et unique – son arme de bataille, Monoprix s’est refait une santé en prenant le contre-pied… la guerre des prix. Vielle dame du négoce, l’enseigne s’est retrouvée concurrencée et « ringardisée » par les hypers dans les années 1980-1990, la consommation de masse s’étant déplacée à la périphérie des villes. Pour se différencier, Philippe Houzé, PDG du groupe, a choisi de relever le défi du centre-ville et de la montée en gamme, contre l’avis de tous les experts. Objectif : faciliter la vie en ville, être leader du commerce de proximité. Devenu, avec le rachat de Prisunic, la première chaine de grandes surfaces commerciales en centre-ville, Monoprix à gagné son pari.
Des emplacements de choix.
Flambée des prix des carburants, soucis de préserver la planète, désir de consacrer moins de temps à faire ses courses… On assiste à un retour de flamme pour les magasins situé prés de chez soi. Voire un retournement de tendance car, depuis quelques mois, les questions se posent sur l’avenir des hypers. On s’interroge même sur leur rentabilité qui, au-delà d’une certaine surface, devient moins intéressante. Carrefour ne réfléchit-il pas à la nécessité de créer des magasins de centre-ville sous l’enseigne Carrefour City ? Mais Monoprix a une longueur d’avance grâce à un patrimoine immobilier important : « on est dans la bonne rue dans la bonne ville », se félicite son directeur général exécutif Bernardo Sanchez Incera.
La qualité au « juste » prix
A contre-courant, Monoprix a aussi réussi à s’imposer en se détournant de la politique du « prix bas » pour privilégier le « juste prix ». Offrir « le beau au meilleur prix », mettre « la qualité à la portée de tous » a toujours été son crédo. Reçu cinq sur cinq par sa nouvelle clientèle cible, à savoir les urbains aux revenus plus élevés. Faire ses courses chez monoprix coûte plus cher, mais le rapport qualité/prix constitue un argument de poids qui a su résister même en période de forte inflation.
A la pointe de la tendance.
Monoprix colle aux besoins de sa clientèle urbaine : ouvertures tardives, livraison à domicile… Et s’adresse même aux « bobos » en proposant sous sa marque propre des produits verts, bio ou équitables, en pratiquant le développement « durable »… Et depuis l’origine, la chaine mise sur les services. Autant de tendances devenues à la mode. Monoprix vend un style de vie, des valeurs : proximité, innovation et accessibilité. Elle le fait savoir à travers les derniers slogans au ton décalé de sa campagne de publicité qui débute aujourd’hui. « Ouverture tard le soir. Achetez des légumes frais même quand vous ne l’êtes plus ! » Une stratégie qui va maintenant se frotter à la crise.
Monop’, le petit dernier de la famille
Un condensé de Monoprix. Un magasin « d’hyperproximité » qui offre, sur moins de 300m², l’essentiel des produits dont une clientèle urbaine a besoin : de quoi remplir le frigo et les fonds de placard. Ouvert six jours sur sept, de 9heures à 24heures, ils proposent essentiellement de l’alimentaire qui représente 90% du chiffre d’affaires. Trente magasins de ce type ont été implantés depuis l’ouverture du premier, en 2005. Le dernier en date a ouvert ses portes dans la station de métro Chatelet (une première) où transitent 400 000 voyageurs par jour.

« Une bonne rentabilité »
« C’est un concept que nous avons déjà décliné à Toulouse (Haute-Garonne) et a Lyon (Rhône). Deux sites sont prévus à Cannes et à Nice (Alpes-Maritimes) », explique Jean-Pierre Guillaumont, directeur Monop’, qui vise une quinzaine d’ouvertures par an malgré la crise. Pour l’instant Monop’ « affiche une bonne rentabilité » par rapport a ce qui ce pratique dans le commerce de proximité. A ses cotés grandisse aussi les deux petits derniers du groupe : Beautymonop’ et Dailymonop’ (petite restauration rapide et rayon ultrafrais).
Joëlle FRASNETTI
LE PARISIEN ECONOMIQUE - 19 janvier 2009
